La gazette du carbonePour un arsenal juridique décarbonant |
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Chaque semaine, nos propositions tirées de l’expertise du Shift Project pour intégrer les enjeux climatiques au débat parlementaire.
2026 | Semaine 01Chère lectrice, cher lecteur, Nos territoires pourront ils faire face à la transition énergétique ? Peut on raisonner à l’échelle nationale sans prendre en compte la réalité des terrains ? Le Shift Project apporte sa contribution sous la forme de son nouveau rapport « Planifier la décarbonation par les ressources locales ». Bonne lecture et meilleurs vœux ! |
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Réflexions décarbonées |
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La planification écologique : eau, sol, biomasse, énergie, planifier la décarbonation par les ressources localesRéflexions décarbonées The Shift Project publie sa contribution, Eau, sol, biomasse, énergies : Planifier la décarbonation par les ressources localesAlors que Augustin Augier le secrétaire général à la planification écologique (SGPE1) poursuit sa tournée des régions dans le cadre de la saison 2 des COP régionales2, relancées en 20253 coanimées par les préfets et les présidents des conseils régionaux, pour adresser à l’échelle locale les enjeux d’adaptation au changement climatique dans le sillage du Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC4) et de la trajectoire de référence (TRACC5). The Shift Project publie son nouveau rapport : Eau, sol, biomasse, énergies :Planifier la décarbonation par les ressources locales6. The Shift Project attire l’attention sur un enjeu crucial : celui des risques de conflit d’usage locaux pour des ressources nécessaires à la transition. Se passer des énergies fossiles tout en répondant aux besoins énergétiques de la France mobilisera de l’électricité, des biocarburants, du biométhane ou encore des biocombustibles dont la production nécessite de grandes quantités d’eau, de sols, de bois et de biomasse agricole. En plus d’être limitées, ces ressources sont inégalement réparties sur le territoire, déjà allouées à d’autres usages non énergétiques et menacées par le changement climatique. Reprendre notre destin énergétique et climatique en main exige donc à relocaliser les risques peu maîtrisables d’un système fondé sur les énergies fossiles vers un système plus contraint mais plus maîtrisable fondé sur les ressources dont nous disposons. Les territoires ont donc un rôle crucial à jouer pour décider de l’allocation de ces ressources et assurer leur pérennité. Les risques de conflits d’usage sur les ressources locales vont s’accroître entre secteurs, au sein d’un territoire ou entre territoires :
Pour réduire ces conflits d’usages, deux choix sont possibles: augmenter la disponibilité ou contenir la hausse de la demande. Le premier choix repose soit sur l’augmentation de la production, ce qui accroît dangereusement la pression sur les infrastructures notamment sur les réseaux électriques, soit sur l’augmentation des importations, ce qui maintient notre dépendance à des pays étrangers, nous exposant à des risques d’approvisionnement. Le second choix repose sur l’application de leviers de sobriété et d’efficacité qui apparaissent comme plus maîtrisables et/ou mobilisables à plus court terme. Si la dépendance aux énergies fossiles est commune à l’ensemble des territoires, elle se traduit néanmoins par d’importantes disparités en fonction des spécificités locales (topographie, démographie, spécialisation économique, etc.). Les territoires n’ont donc pas les mêmes leviers pour se sevrer des fossiles. Par exemple, pour la mobilité quotidienne, certains territoires pourront plus facilement développer le report modal de la voiture individuelle thermique vers les transports en commun ou les mobilités actives, tandis que d’autres devront maintenir une part plus importante de voiture individuelle et s’appuyer davantage sur leur électrification. Contenir les conflits d’usage locaux suppose donc d’application des leviers de façon différenciée en fonction des spécificités territoriales. Si l’activation des leviers de décarbonation ou de réduction des conflits d’usage relève de choix maîtrisables, les impacts du changement climatique, eux, ne le sont pas. Dans un monde désormais en dérive climatique, planifier exige des marges de sécurité et d’adapter en continu nos prévisions, nos infrastructures et nos stratégies d’action. Les recommandations du Shift Project
Ce qu’en pensent les ShiftersDes Shifters participent aux COP, et plusieurs groupes locaux suivent les travaux des COPs . Ce rapport est donc précieux. Plusieurs points sont soulignés par le rapport qui mériteront des développements :
Un domaine n’a pas été développé dans le rapport : les ressources du sous sol. S’il est encore très spéculatif de parier sur l’hydrogène « blanc »8, la géothermie9 n’a pas été abordée dans le rapport du Shift Project. Enfin, nous pensons à nos amis d’Outre Mer, qui sont restés jusqu’ici en dehors des travaux du Shift Project et qui méritent bien notre attention. 2 www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/cop-regionales 3 www.legifrance.gouv.fr/download/pdf/circ?id=45597 6 theshiftproject.org/publications/planification-ressources-locales-rapport-final/ 8 lejournal.cnrs.fr/articles/un-gisement-geant-dhydrogene-en-lorraine |
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